Pour l'UQAR, trois grandes nouvelles ont marqué l'été 2001 : l'arrivée d'un nouveau navire interuniversitaire de recherche océanographique, l'obtention d'une Chaire fédérale en sciences de la mer et l'obtention d'une Chaire québécoise en foresterie. Faisons un bref rappel.
Commençons par le bateau. Dès la fin avril, le Conseil d'administration de l'UQAR a donné un avis favorable à l'acquisition du navire John-Jacobson, qui remplacera le bateau actuel, le Alcide-C.-Horth. En mai, le projet a reçu l'appui de l'Assemblée des Gouverneurs de l'Université du Québec. Ces deux résolutions ont permis de conclure le contrat entre la Garde côtière canadienne (Pêches et Océans Canada) et l'UQAR pour pour que l'UQAR, au nom du consortium formé de l'Université du Québec à Rimouski, l'Université Laval, l'Université McGill et l'Université du Québec à Montréal, fasse l'acquisition du navire. On se souvient que le consortium avait obtenu des subventions (Fondation canadienne pour l'innovation, près de 6 millions $, et ministère de l'Éducation du Québec, près de 4 millions $) pour l'acquisition d'un nouveau bateau.
Le navire a donc été vu au quai de Rimouski-Est en juillet. Des transformations importantes seront faites dans les prochains mois et le navire devrait être opérationnel le printemps prochain. Des montants sont en effet prévus dans les subventions afin d'ajouter des aménagements et des équipements propres à la recherche océanographique. Il faudra aussi trouver un nom pour le bateau...
Écotoxicologie
Autre nouvelle de taille : l'ISMER (Institut des sciences de la mer de Rimouski) a obtenu une Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire des milieux froids. L'attribution de cette chaire comprend un montant de 200 000 $ par année, pendant sept ans (1,4 M $). Le chercheur Émilien Pelletier, de l'ISMER, devient le titulaire de cette chaire. Pour le directeur de l'ISMER, M. Serge Demers, une subvention de cette envergure représente une occasion de structurer une solide équipe de recherche, stimulante pour les étudiants et les chercheurs. « C'est aussi une belle reconnaissance de l'expertise rimouskoise déjà acquise en matière d'écotoxicologie marine. »
À cause de la rigueur du climat, les écosystèmes nordiques sont relativement peu étudiés. Pourtant, les changements climatiques, l'augmentation des rayons UV et les retombées de la pollution aérienne ont des effets certains sur les milieux froids. C'est dans ce champ d'action que l'équipe de M. Pelletier souhaite investir ses énergies.
Foresterie
Enfin, une nouvelle entente spécifique entre le Gouvernement du Québec et le CRCD du Bas-Saint-Laurent (Conseil régional de concertation et de développement) a prévu une somme de 470 000 $ pour la création à l'UQAR d'une Chaire universitaire de recherche sur la forêt.
Cette chaire s'appuiera sur l'expertise de l'UQAR en matière de gestion des habitats fauniques, de développement régional et de socio-économie des communautés rurales. Le déploiement de cette chaire de recherche permettra de consolider les relations entre les utilisateurs de ressources (industrie forestière, pourvoyeurs, écotourisme) et le milieu universitaire.
Bref, un été qui a donné des fruits!
M. Pierre Couture, recteur à l'UQAR depuis le mois d'août 1996, a obtenu cet été du ministre de l'Éducation, M. François Legault, un renouvellement de mandat, pour la période 2001 à 2006. M. Couture a franchi avec succès les étapes conduisant à entreprendre son second mandat à la tête de l'Université.
« Il y a beaucoup de travail à faire dans les prochaines années et je pense qu'il y a une continuité à assurer à la direction de l'Université », explique M. Couture. « Beaucoup de personnes, autant dans l'Université qu'à l'extérieur, m'ont encouragé à continuer. Je crois encore pouvoir apporter une contribution significative à la croissance de l'UQAR.»
M. Couture trace un bilan positif de son premier mandat, en dépit d'une situation de rareté de ressources pour les universités. Parmi les réalisations, on compte la création de l'Institut des sciences de la mer (ISMER), l'augmentation de la clientèle étudiante malgré l'évolution fragile de la démographie régionale, le développement de nouveaux programmes d'études et de recherche. « Ma manière, dit-il, c'est de gérer la décroissance par du développement. Il est essentiel qu'une université prennent des initiatives et des risques si elle veut se développer et faire sa marque. »
La signature, l'hiver dernier, du Contrat de performance entre l'UQAR et le ministère de l'Éducation réjouit le recteur pour les prochaines années. « En plus, dit-il, il y a des dossiers importants à mener à terme, avec l'acquisition récente d'un navire pour l'ISMER, le congrès de l'ACFAS à Rimouski en 2003, le Plan d'orientation stratégique et le démarrage des chaires de recherche et des nouveaux programmes de formation. »
Dans son prochain mandat, M. Couture veut aussi mettre un effort particulier du côté de l'enseignement et de la recherche en développement régional. « Il est important de donner à cette équipe les moyens d'atteindre de nouveaux sommets. » D'ailleurs, il investit lui-même de son temps dans différents organismes du milieu pour être plus facilement en contact avec la réalité régionale.
Pour le recteur, le recrutement étudiant continuera d'être un dossier délicat et prioritaire. « Il faut imaginer la croissance de la population étudiante à l'UQAR selon une approche de partenariat et de confiance. La contribution de l'UQAR à la formation s'inscrit en appui au développement de la citoyenneté et à la participation active aux réseaux économiques, culturelles et sociaux. »
M. Couture signale aussi qu'il est fier de l'augmentation substantielle des subventions de recherche accordées à l'UQAR. « Nous avons eu près de 5 millions $ en 1999-2000. C'est un record et ce sont des investissements qui créent de l'emploi et de l'expertise dans la région en plus de contribuer au développement du Québec. »
Un nouveau site internet pour l'UQAR,
mais toujours à la même adresse [www.uqar.qc.ca]
L'UQAR a entrepris de rafraîchir son site Internet afin de le rendre plus attrayant et plus performant.
Le nouveau site présente le nouveau visuel « Cap sur l'UQAR » et offre aux visiteurs une navigation plus facile dans ses pages grâce à un menu détaillé, accessible dès la page d'accueil.
La phase I du rafraîchissement du site web a également permis d'ajouter le plan du site, une section ÉVÉNEMENTS ET NOUVELLES et une fenêtre RECHERCHE sur la première page, en plus d'améliorer le traitement des demandes d'informations concernant les programmes et les services offerts à l'UQAR.
Enfin, plusieurs pages ont été mises à jour, en s'assurant d'une meilleure cohésion de l'ensemble du site.
Au cours de la phase II, qui sera réalisée à l'automne 2001, des hyperliens permettront aux étudiants de consulter leur dossier personnel en toute confidentialité. De plus, la formation de plusieurs intervenants assurera une mise à jour régulière des pages du site internet de l'UQAR.
Bonne visite sur le site de l'UQAR. Il est possible de transmettre vos suggestions afin d'améliorer cet outil au bénéfice de l'ensemble des partenaires de l'Université.
[www.uqar.qc.ca]
Comme l'UQAR possède deux campus, il est naturel de répondre qu'il y a deux portes qui mènent à deux bibliothèques, soit la porte J-215 à Rimouski et la porte de la bibliothèque Alphonse-Desjardins, sur le Campus de Lévis. Mais la bibliothèque est une cathédrale du savoir, et comme dans toute cathédrale, en plus des portes latérales que seuls les dévots franchissent, il y a le portail ouvert pour les grandes cérémonies où s'engouffrent de grandes foules.
Il est temps que les grandes foules uqariennes, dispersées de Lévis à Gaspé, franchissent le portail qui se trouve à l'adresse suivante : [http://biblio.uqar.qc.ca]
Elles y trouveront l'accès au catalogue de la bibliothèque, de l'information sur les services, mais aussi et surtout, des bases de données spécialisées et des périodiques électroniques (environ 3000) avec le texte intégral des articles. On y trouve même une méthodologie interactive de recherche et de travail intellectuel nommée InfoSphère, la réserve électronique de certains professeurs ainsi que des guides et des aiguillages choisis pour trouver information et documentation.
La plupart des produits et abonnements destinés seulement à la communauté universitaire sont également accessibles à domicile via un serveur mandataire ou « proxy », intégré au portail.
Désormais, depuis Lévis jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine, il n'y aura plus qu'une seule catégorie d'étudiants de l'UQAR, des usagers à part entière de la bibliothèque.
Christian Bielle
[http://biblio.uqar.qc.ca]
Congrès de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie
Le 36e congrès annuel de la Société Canadienne de Météorologie et d'Océanographie (SCMO) se tiendra à l'Hôtel Rimouski du 22 au 25 mai 2002. Le thème du congrès sera « L'environnement nordique », avec des présentations spéciales par des orateurs invités reconnus sur la scène internationale, des chercheurs et des étudiants de partout au Canada et d'ailleurs.
Les communications scientifiques porteront sur différents aspects de l'environnement nordique tels la neige, le pergélisol, la glace, la glace de mer, le cycle saisonnier, les échanges atmosphère-océan, la limnologie, les fjords, les polynies, les changements et la variabilité du climat, le cycle du carbone et la biogéochimie, la chimie arctique, le paléoclimat, les glaciations, les frontières entre les écosystèmes, les contaminants, ainsi que tous les autres sujets d'intérêt pour la compréhension de l'environnement nordique.
Des chercheurs de l'ISMER, de l'UQAR, de l'Institut Maurice-Lamontagne et du Bureau des Services Météorologiques et Environnementaux (BSME) de l'Est du Québec travaillent conjointement à l'organisation de cet important congrès où on anticipe la participation d'environ 300 scientifiques.
Un site WEB est en construction actuellement [scmo-cmos-2002.osl.gc.ca]. Denis Gilbert, de l'IML, est le responsable des communications pour ce congrès. De l'UQAR, les professeurs Michel Gosselin et Jean-Louis Chaumel font notamment partie du comité d'organisation.
L'UQAR et le Mouvement Territoire et Développement organisent, les 18 et 19 octobre 2001, un symposium sur le thème suivant : « Le développement des territoires : nouveaux enjeux ».
En deux jours, une douzaine d'intervenants des domaines universitaire, économique et social, prendront la parole pour alimenter la réflexion sur ce thème. L'ex-recteur de l'UQAR M. Guy Massicotte, président du Mouvement Territoire et Développement, prononcera l'allocution d'ouverture, jeudi matin. Mme Denise Verreault, présidente de Verreault Navigation, est la conférencière lors du souper de jeudi soir. De l'UQAR, les professeurs André Gagné et Serge Côté présenteront des interventions, tout comme des spécialistes de Mauricie, du Saguenay, de Suisse et de France. Au terme de la plénière, vers 11h30 vendredi, Mgr Bertrand Blanchet, M. Gérald Larose (UQAM) et M. André Gagnon (Telus Québec) prendront la parole.
Bienvenue à tous ceux et celles qui s'intéressent à la mise en valeur des milieux de vie et qui croient au développement multipolaire, c'est-à-dire contraire aux phénomènes de concentration et de centralisation des ressources.
Les activités se dérouleront sur le campus rimouskois de l'UQAR (F-215), sauf le souper du jeudi, à l'Hôtel Rimouski. Renseignements : Robert Gagné, 723-1986 poste 1309 ou [robert_gagne@uqar.qc.ca].
TOXCÉAN 2001
Le 26 avril dernier s'est tenu, à l'Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli, une rencontre pour former le TOXCÉAN, un groupe de discussion intéressé par la toxicologie et la chimie de l'environnement marin.
Mme Catherine Couillard, chercheuse en écotoxicologie à l'IML et professeure associée à l'ISMER, et M. Jean-Pierre Gagné, professeur-chercheur à l'ISMER, ont planifié cette première rencontre. Plus de 35 chercheurs, étudiants gradués ou assistants de recherche de l'ISMER et de l'IML ont participé à cette rencontre. Ce groupe de discussion veut réunir, de manière conviviale, les scientifiques du Bas-Saint-Laurent faisant de la recherche dans les milieux marin et estuarien, afin qu'ils puissent échanger de l'information sur les activités en cours dans leurs laboratoires respectifs et discuter de leurs résultats de recherche.
Dans le cadre de cette rencontre, le Dr Michel Lebeuf, chercheur à l'IML et professeur associé à l'ISMER, a présenté une conférence fort appréciée intitulée « Contamination du Saint-Laurent marin par les composés organohalogénés: tendances temporelles ». Il a fait état d'une hausse des niveaux tissulaires de nouveaux contaminants, les polybromodiphényléthers (PBDÉ) chez les bélugas du Saint-Laurent. Des travaux sont en cours pour décrire la distribution de ces composés dans l'estuaire du Saint-Laurent et pour évaluer leur toxicité sur les organismes marins. Sept équipes de recherche ont par la suite fait de brèves présentations sur leurs activités en cours, puis 17 affiches scientifiques ont été présentées regroupées en trois thèmes : 1) biomarqueurs et toxicité; 2) toxaphène dans l'écosystème marin du Saint-Laurent; et 3) distribution et transport des contaminants.
Cette première rencontre a permis de mettre en valeur la diversité, l'originalité et la grande qualité des travaux de recherche réalisés dans notre région dans le domaine de la toxicologie et de la chimie de l'environnement marin ainsi que le dynamisme des équipes de recherche. La réunion a suscité des discussions stimulantes et a permis un échange efficace d'informations sur l'expertise disponible dans chaque laboratoire.
Suite à la satisfaction générale, il a été décidé qu'une nouvelle rencontre du groupe TOXCÉAN aura lieu à l'ISMER, au printemps 2002. Le groupe de discussion TOXCÉAN est en formation. Toute personne intéressée à se joindre au groupe peut contacter les coordonnateurs, soit Catherine Couillard à l'IML ou Jean-Pierre Gagné à l'ISMER.
Colloque sur l'industrie éolienne au Québec
Un colloque sur l'énergie éolienne dans les climats nordiques a été organisé à Matane, fin août, rassemblant les meilleurs experts des éoliennes et de leur technologie. Plusieurs ingénieurs et industriels étaient présents, d'Amérique du Nord et même d'Europe. Les professeurs Jean-Louis Chaumel et Jean-François Méthot ont été parmi les organisateurs de cette rencontre.
Le fabricant PLG, de Saint-Jean-Port-Joli, a profité de l'occasion pour lancer sur le marché la première éolienne industrielle entièrement conçue et réalisée au Québec. Il devient d'ailleurs le seul manufacturier au Canada pour ce genre d'éolienne, dont la puissance est de 20 kW. Plusieurs entreprises sont aussi associées à ce développement, dont SEW de Montréal, Gentec de Québec et Contrôle R.K. de Matane. L'UQAR, et son Département de génie, a eu un rôle clé dans la conception de cette innovation technologique, surtout pour les composants en électricité que comporte une telle machine.
Dans la région de Matane, de nouveaux projets éoliens sont envisagés pour faire suite au Nordais, tandis que le projet pilote de trois éoliennes, mené par un groupe d'entrepreneurs de Gaspé et de Montréal avec la firme française Jeumont Industrie, pourrait franchir une nouvelle étape vers sa réalisation.
Quelques jours avant le colloque, le député de Matane, M. Mathias Rioux, a souligné l'importance de ce colloque pour la région matanaise. « Nous avons des gisements de vent d'une exceptionnelle qualité autour de Matane, de Cap-Chat et de Saint-Anne-des-Monts. Après les rivières, il faut harnacher le vent. Nous sommes une région ressources et l'éolien fait partie des projets du gouvernement du Québec. » Rappelons que la Gaspésie a un statut de zone désignée pour des déductions fiscales dans le secteur éolien.
L'UQAR, qui s'intéresse activement à l'énergie éolienne, vient d'embaucher un nouveau professeur en génie électrique, M. Amadou Diop, qui a consacré sa thèse à la simulation des systèmes éoliens. Également, des projets d'ateliers de formation intensive aux défis de l'énergie éolienne sont également envisagés.
Un tout premier diplômé
au doctorat en développement régional
C'est un étudiant africain qui a eu l'honneur d'être le tout premier diplômé du programme de doctorat en développement régional, offert conjointement par l'UQAR et l'UQAC (Chicoutimi). En effet, M. Alidou Adamou, originaire du Niger et étudiant à l'UQAR, a passé avec une mention d'excellence ses études de doctorat, lee 20 juin 2001, après une soutenance publique de sa thèse.
Au cours de ses études au Québec, M. Adamou et son épouse ont donné naissance à deux enfants en sol rimouskois.
Villages au Niger
La thèse de cet étudiant s'intitule : « Pour un développement territorial durable : l'aménagement des terroirs villageois au Niger : le cas du projet Dallol Bosso Sud (1989-1994). »
Depuis le milieu des années 1980, sur le continent africain, l'approche « aménagement des terroirs villageois » a émergé comme une réponse concrète aux problèmes de développement et de gestion des ressources naturelles au sein des communautés villageoises. La thèse porte sur la stratégie de développement territorial durable au Niger et est centrée sur l'évaluation du projet « d'aménagement des terroirs villageois » de la région nigérienne du Dallol Bosso Sud.
Le jury de la thèse était composé de : M. Serge Côté, de l'UQAR (président), M. Hugues Dionne, de l'UQAR (directeur de recherche), M. Marc-Urbain Proulx, de l'UQAC (co-directeur de recherche), M. Jean-Guy Vaillancourt, membre externe; et M. Jules Dufour, professeur de l'UQAC.
Après avoir lancé un programme de maîtrise en développement régional, en 1978, l'UQAR avait ouvert un programme de doctorat dans ce domaine, à l'automne 1996. Actuellement, plus d'une quarantaine d'étudiants et d'étudiantes sont inscrits à la maîtrise et une vingtaine au doctorat.
Texte lu par Clovis Théberge
lors des funérailles de M. Denis Bégin,
professeur retraité de l'UQAR,
à l'église Saint-Dominique, Québec, le 18 août 2001
Aujourd'hui, avoir une pensée pour Denis c'est presque se sentir envahi par une grande quantité de questions : Que devons-nous comprendre à ce qui lui est arrivé ? Est-il si dangereux de prendre sa retraite ? Quel est ce destin qui a tracé la route de Denis ?
Oui, quel est ce destin mystérieux qui nous rassemble ici autour d'un Denis que nous avons tous connu et plus ou moins cherché à comprendre ? Il a plus d'une fois croisé nos chemins d'un pas assuré dont le rythme et la direction ne manquaient pas d'être bien définis à l'avance. Lui qui ne laissait jamais rien au hasard et qui se montrait toujours très ponctuel a été depuis peu rattrapé bien malgré lui. Cette fin de vie, il n'aurait jamais pu l'imaginer ainsi et encore moins l'avoir préparée par mille plans et devis.
Tout jeune, il a voulu être quelqu'un de bien, celui qui se savait capable d'aider, d'instruire et de conseiller. Il n'est pas étonnant que la vie religieuse l'ait vu prendre ses premiers galons de professeur heureux et émérite. Il adorait l'enseignement et la langue française. Il n'en fallait pas plus pour que son énergie soit toute canalisée vers ce but de formation des jeunes. En mai 2001, il m'avouait avoir connu de très belles années quand il enseignait au secondaire, ce qui a duré près de 15 ans.
C'est grâce à diverses volontés et à d'heureux concours de circonstances que Denis a fait des études supérieures, puis s'est lancé dans les études graduées pour obtenir finalement son doctorat. Bien préparé, Denis a fait les beaux jours des nouveaux programmes d'enseignement du français, en particulier celui qui visait le perfectionnement des maîtres. C'est d'ailleurs ce programme à élaborer et à implanter qui l'a conduit à l'Université de Rimouski.
En homme de devoir, Denis se savait capable de responsabilités. Et quand il les assumait, il ne laissait pas de place au spontané, ni à la surprise. Que ce soit au PPMF, au Module d'enseignement en adaptation scolaire ou au Département des sciences de l'éducation, quand il était en autorité, il voyait à tout. Tous les détails lui importaient. Aussi, il se montrait sensible aux moindres gestes d'appui, de collaboration et d'attention et il savait leur répondre. C'est d'ailleurs plein d'affection qu'il disait alors : « Vous m'en voyez bien ému ! ». Denis mettait une énergie considérable aux préparations diverses et élaborait de façon exhaustive sur toutes les hypothèses et sur tout ce qui lui semblait possible : préparations de cours, élaborations de thèses, productions littéraires, direction de réunions, rencontres de supérieurs, etc. Ce sens de l'accomplissement total était pour lui sa façon personnelle de mener à bon port le bateau dont il avait la gouverne. S'il le fallait, si un document nécessitait un plus long travail, il n'hésitait pas à s'enfermer dans son logement ou dans son bureau, parfois encore il se retirait en secret à Saint-Jean-Port-Joli pendant quelques jours.
Pour bien comprendre Denis, il faut se dire qu'il était un homme de fidélité. Au sens étymologique du mot fidélité nous retrouvons la foi. Denis avait foi en Dieu et en l'église de Jésus. Malgré qu'il ait quitté la communauté des frères, il a conservé très vives ses croyances et ses valeurs chrétiennes et il a maintenu son assiduité aux offices quelles que soient les circonstances. Tout juste avant d'entreprendre sa vie de retraité, il a opté pour une lecture attentive de la Bible. Ses découvertes et ses nouvelles compréhensions furent nombreuses.
Denis est aussi celui de la fidélité dans l'engagement. Quant il épouse une cause ou qu'il accepte une responsabilité, il s'en montre un constant dévoué. C'est ainsi que lors de son passage à la direction du Département des sciences de l'éducation de l'UQAR, il a donné son temps, ceux de sa rédaction d'œuvres en enseignement du français et l'ensemble de ses heures de loisirs. Il était un directeur à plein temps, complètement dans son travail.
Fidèle, Denis l'a été dans ses relations d'amitié. Il a toujours gardé un attachement particulier pour ses amis de Sherbrooke, de Coaticook, de Rimouski de Saint-Jean-Port-Joli. De même, ceux du Petit Faubourg peuvent abondamment en témoigner. Denis était un bon vivant. Il aimait la bonne compagnie et s'amusait ferme d'une bonne blague. Il appréciait grandement la bonne cuisine et savait se délecter d'un bon vin. Lorsqu'il recevait, il arborait avec une fierté presque coquine son bonnet de cuisinier.
Poursuivant sa fidélité, Denis l'a aussi investie dans l'option nationale qui le voyait toujours très fier de son Québec. Il ne manquait pas l'occasion de faire valoir son drapeau qui prenait toujours place avec grandeur dans son salon. Il a manifestement oeuvré dans les organismes et groupes politiques qu'il soutenait au meilleur de son temps libre et de ses conseils les plus éclairés.
Quant à l'attachement à sa famille, Denis a voulu la vivre à sa manière, en gardant un œil constamment tourné vers Drummondville et vers la petite maison de son enfance.
Bref, Denis s'est toujours montré un amant du Québec, de son histoire et de sa langue et un dévoué aux auteurs d'ici et surtout à nos chansonniers dont il a minutieusement étudié les textes. Il s'est aussi révélé un universitaire engagé dans toutes les tâches où il se sentait utile et totalement consacré aux fonctions dont on lui confiait l'autorité.
À travers l'honnêteté et le dévouement qui a marqué sa vie, Denis nous a appelé à bien faire ce qui est à faire, à agir avec conviction, à ne pas ménager les efforts et à mettre de la qualité et du beau dans la vie.
Pour ce qu'il a été, pour ce qu'il nous a donné, nous pouvons dire à Denis un grand merci. Au revoir, Denis !
Décès d'un étudiant de l'UQAR
Nous avons appris avec consternation la mort subite de M. Sébastien Boisvert, diplômé de l'UQAR au baccalauréat en biologie. Le décès est survenu à Rimouski, le 31 juillet 2001. Les funérailles ont eu lieu à Granby, sa ville d'origine.
Il avait terminé son baccalauréat au printemps 2001 et venait tout juste de commencer une maîtrise, sur l'écologie du renard roux avec l'équipe du professeur Jean-Pierre Ouellet. Il avait mérité une bourse du CRSNG. Sa passion de la nature dépassait le cadre universitaire et il s'adonnait notamment à la pêche et au golf.
Étudiant consciencieux, brillant et fort motivé, il était apprécié tant par ses confrères et consoeurs que par l'ensemble du personnel impliqué dans l'enseignement de la biologie à l'UQAR. Son départ laisse un grand vide au sein de l'équipe.
Nous offrons nos plus vives sympathies à la famille, sa copine et aux amis.
Les patineurs David Pelletier et Jamie Salé
reçoivent une médaille de l'UQAR
Le Conseil d'administration de l'Université du Québec à Rimouski a résolu d'accorder une médaille de l'UQAR à David Pelletier et à Jamie Salé, pour souligner la haute qualité de leurs réalisations jusque sur la scène internationale. La médaille a été remise le 18 août, dans le cadre d'une fête spéciale organisée à Sayabec, dans la vallée de la Matapédia, pour le couple Pelletier-Salé.
David Pelletier (de Sayabec, au Québec) et Jamie Salé (de Red Deer, en Alberta) ont remporté les grands honneurs avec une médaille d'or en couple aux Championnats internationaux de patinage artistique, à Vancouver, en mars 2001.
Leurs performances sportives et artistiques ont été reconnues au fil des ans autant par les spécialistes que par le grand public. Leur succès est dû à des qualités comme la détermination, la persévérance et le travail en équipe.
Selon le recteur Pierre Couture, « les deux patineurs font la promotion de valeurs que nous partageons à l'UQAR, soit : l'effort constant, la volonté de toucher l'excellence, le travail en collaboration, la fierté d'avoir atteint ses objectifs ».
Par leurs accomplissements, les deux athlètes sont maintenant des modèles pour toute la jeunesse. Ils démontrent aussi qu'il est possible, en provenant d'une région, d'atteindre les plus hauts sommets de sa discipline.